Quand vous traverserez
La Place des Promenades,
En quête d’un café,
Ou d’une limonade,
Vous ne découvrirez
Qu’une place ordinaire
Avec des bancs usés,
Quelques lampadaires,
Un vieux kiosque à musique
Où l’on ne joue plus rien,
Et un jardin public
Où l’on emmène les chiens.

Ce ne sera pour vous
Qu’un endroit très banal,
Un passage machinal,
Vers d’autres rendez-vous.

Pourtant….
Sur chaque banc il y a les cœurs gravés,
Par les jeunes amants qui s’y sont enlacés
Et le temps d’un instant se sont imaginé
Que leurs doux sentiments dureraient à jamais.

Pourtant…
Chacun des réverbères brille encore du feu
Des passions incendiaires qui consumaient les yeux
Des danseurs, si fiers de n’avoir que pour eux
De belles cavalières pour un tango, ou deux…

Pourtant…
Des fou-rires ont fusé autour des bacs à sable
Dont on s’est amusés à remplir des cartables !
Tant de rondes effrénées, de courses inoubliables,
De genoux écorchés, de goûters agréables…

Et dans les contre-allées
Qui sont aménagées
En parking ombragé
Il y avait un escalier,
Quelques marches à peine,
Où elle m’attendait;
Et pour l’éternité
Cette place devenait
Notre jardin d’Eden.

Si vous passez Place des Promenades,
Après un thé, une orangeade…
Prenez le temps d’une escapade :
L’endroit n’est peut-être pas si fade…

Writing : CB 
Painting : Date on the bench by Leonid AFREMOV

 

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